bon. voilà trois semaines qu’ELLIOT DU NEANT est sorti, plutôt un très bon accueil, je crois. j’ai commencé à travailler sur mon nouveau livre, LE GRAND CIEL, qui sortira à la Volte l’année prochaine. je pars cette semaine dans la campagne anglaise pour me lancer et trouver les traces de ce que j’ai dire dans la mousse de la lande.
en parlant avec quelques personnes pendant la séance de dédicaces de samedi, à Scylla, je me suis rendu compte à quel point ma vision de l’écriture avait changé en quelques années. peut-être que j’ai trop souffert d’être inconnu, d’être un écrivain « difficile d’accès », c’est étrange, je n’ai pas l’impression d’être difficile, mais c’est vrai qu’on a toujours assez peu de recul sur soi. mes livres sont des bouts de moi, comme des fragments d’évolution – toutes mes étapes vers l’acceptation de la mort, d’une certaine façon. oui, je mets beaucoup de moi en ces narrateurs, peut-être parce que c’est un moyen pour moi de traduire un émerveillement face aux créations de l’imagination, quand le péril du monde réel s’ouvre sous nous, qu’il faut se raccrocher aux quelques branches qui restent. c’est ça que j’ai décidé de faire, quitte à ne pas réussir à en vivre. j’ai compris que vivre de son écriture ne voulait pas dire vivre de ses romans, mais bien de tout ce que nos mots peuvent aider à construire. pour la première fois, malgré le trou émotionnel où je me trouve, je sais que je suis là où je dois être. par les mots, et par le trait, retrouvé. ces dessins qui m’enchantent et me portent désormais tous les jours, malgré la paresse et le désespoir qui parfois s’installe, en sont les premières évidences. à l’aube d’une forme de maturité, je trouve une forme d’expression qui me convient, qui est la mienne, inaltérable, et tout en progrès. cette courbe qui s’ouvre devant moi est un arc en ciel, et s’il fallait faire un vœux, à l’orée de ce voyage, ce serait celui de ne plus perdre confiance, d’apprendre la patience, comme Bracken dans mon livre, d’apprendre à rester immobile, pour fixer, en la pointe d’un crayon, l’éternité d’un point de vue.
Posted: avril 17th, 2012
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bonjour bonjour, alors voilà ELLIOT DU NEANT sort le 15 mars ! woot ! plein d’infos ici (le premier chapitre à lire, la couv, des trucs, bon). on peut dire que je suis vraiment aux anges, même si j’ai l’impression que tout le monde s’en fout et que je me fais mon petit cinéma tout seul. au moins je m’amuse. pas spécialement de dédicaces de prévues, ni de festivals, comme ça le cinéma, il reste dans mon ventre (mais ça peut changer si mon éditeur me menace).
sinon, j’ai lancé le projet qui me trotte dans la tête depuis au moins dix ans, à savoir un canevas infini, un comic book en ligne perpétuel, aux différents univers liés entre eux par des tags. j’ai amassé beaucoup de matériel et accumulé beaucoup de désir sur ce projet, et j’espère sincèrement qu’il sera conforme à l’idée que je m’en fais. il sera difficile de savoir si ça marche avant quelques mois.
je pars pour san francisco demain, où je vais assister à la GDC pour montrer l’alpha de notre nouveau jeu KWAAN, je ne pourrais donc pas lancer correctement les premiers pitchs du canevas. que ceux qui me lisent soient patients.
je tenais à remercier tout le monde pour leur soutien pendant ce dernier mois. voilà.
Posted: mars 2nd, 2012
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mon septième roman, ELLIOT DU NEANT, est parti chez l’imprimeur dimanche soir, après quatre longues années de galère. c’est un vrai tournant dans ma vie, je crois, surtout sur ces derniers mois où le souffle m’a été donné puis repris. j’ai dû apprendre à respirer seul pour ne pas mourir.
j’ai reçu la couverture du livre hier, la voilà. je tiens à signaler qu’il ne s’agit EN AUCUN CAS d’une couv abstraite. elle est FIGURATIVE. ça méritait d’être précisé.
je ne sais pas quand va sortir le livre mais je pense que ce sera pour le salon du livre.
merci à tous pour votre soutien ! sda !

Posted: février 21st, 2012
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quelques nouvelles du front, malgré les intempéries : Elliot du Néant est en cours de finition à la Volte, après tous ces retards (pour la plupart dus à mon incapacité chronique de lâcher un manuscrit avant d’être sûr de le détester au point de ne plus pouvoir le relire), il sortira en mars. je devrais pouvoir vous montrer la couverture bientôt. merci à ceux dont la patience m’ont permis de sortir du trou dans lequel je m’étais enterré toutes ces années. on est aussi en train de finir le tome 3 de Constellations avec Popcube, qui sortira en fin d’année, mais je ne peux pas trop en dire plus car il se pourrait bien que ce soit vraiment quelque chose de plus qu’un tome 3. j’ai commencé à gribouiller plusieurs histoires que je publierai ici même tout au long de cette année ; des gens s’intéressent à mes dessins, je ne comprends pas vraiment encore la portée de ce que je fais, je le fais, c’est tout, on verra bien. j’ai mis à jour mon site, il en avait besoin, je vais essayer d’être un peu plus assidu cette année, notamment parce que je considère cet espace comme un moyen d’exister en tant que dessinateur, loin de toute contingence extérieure. c’est un peu autiste, je suppose, mais si ça plait à trois personnes, ça suffira pour me pousser à travailler.
je ne peux pas dire que 2012 commence fort, ou bien si, peut-être trop fort, si fort, moi j’ai les oreilles sensibles, c’est pour ça que je porte un bonnet. je suis pas à plaindre, d’ailleurs je me plains pas. c’est juste qu’émotionnellement, je me rends compte à quel point j’ai besoin de ma pratique quotidienne pour ne pas trouver la vie insipide quand elle n’est pas accompagnée. cette connexion schizoïde avec mon travail m’a empêché de vouloir émerger du cocon paresseux dans lequel je me suis drapé, par pose, peut-être, terreur du jugement, sûrement. il n’empêche : là, encore une fois dans une transition qui menace de devenir ma vie, je comprends qu’il n’y a pas d’autres alternatives pour moi, malgré tout ce que j’ai voulu d’autre, dans cet ailleurs un peu flou que je qualifiais de normalité. après une semaine quasi muette à regarder le monde tourner, me prendre tous ces coups pour rien, je tends la main vers ces machins qui sortent de moi ; ce qu’ils me montrent est une lente et subtile chute, une trajectoire. le but est de ne pas toucher terre. apprendre à voler, c’est rater le sol.
voilà.
Posted: janvier 27th, 2012
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alors alors, quelle nouvelles ? eh bien, mon livre est fini, si tout va bien, ça sortira en février à la Volte. je sais que c’était prévu pour octobre mais j’ai pas voulu bâcler. nous finalisons la couverture, que je devrais pouvoir vous montrer bientôt j’espère. voilà. c’est étrange, pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression d’enfin contempler un horizon dégagé. je peux enfin me poser. pas de voyages, plus d’engagements. juste ce que j’ai envie d’être, d’accomplir. tellement de pistes possibles, un sentier à choisir pour entrer en féérie et regarder ce monde fondre doucement, un chocolat sur ma langue. ce sont des temps au goût d’orange. je n’ai pas envie de gâcher ce carrefour. je suis assis là, je vous regarde.
Posted: décembre 24th, 2011
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ah yes, so i updated beulah yesterday, inaugurating a new category, hypernature, on which i’m going to focus the next couple of years, i guess. it is a bit too early to try to conceptualize this thing, i guess it’s just a way to figure out how to extract essence from virtuality, and distill it in an improvisational poetry, fluid with joy and whimsy. a jazz variation of our lost link to first nature, hoping to get a glimpse of it in our daily lives, as we dig deeper into the digital realm. i’m not sure we can mend the gap separating us from the void, but we can sure use a bit of imagination to take back our freedom.
now, finishing a book i started four years ago when i put my creative mind in a sort of semi-coma, i can reflect on the motivation behind creation. creating everyday, consciously, and not stray too far from the shores. maybe i’m in a hopeless search from lost freedom, where one thing flows naturally into another without cause or effect, freedom from storytelling, which is so often mistaken for narrative. there’s a pattern of emergence there that is strongly missing in my daily creative life. not having a great designer ordering meaning, but instead, gathering crumbs on an alien planet, inventing new patterns, interpretations and improv stories. pay attention to what is happening, how it’s happening, make sense of it, immediatly, in a perpetual soup of wonders and mayhem.
this doesn’t make sense. i’m not good at explaining what i do. i can explain what others are doing. my creative self is still a shadow world, shifting and drifting, experimenting with every tiny bits of organic life i can find with the abstract tools of words and lines. i experiment with myself too, as we all do, more or less consciously. being aware of it can be an omen or a blessing, and some days, i feel doomed to fail. maybe that’s all there is.
Posted: septembre 8th, 2011
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hey hey ! un nouveau blag, en lien direct avec ma home, comme ça personne pourra plus se perdre…. ça fait toujours du bien de recommencer quelque part. j’espère que ce sera pas la dernière, mais ça devrait durer un peu quand même
Posted: août 11th, 2011
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