News for janvier 2012

east yourself and find the sun

quelques nouvelles du front, malgré les intempéries : Elliot du Néant est en cours de finition à la Volte, après tous ces retards (pour la plupart dus à mon incapacité chronique de lâcher un manuscrit avant d’être sûr de le détester au point de ne plus pouvoir le relire), il sortira en mars. je devrais pouvoir vous montrer la couverture bientôt. merci à ceux dont la patience m’ont permis de sortir du trou dans lequel je m’étais enterré toutes ces années. on est aussi en train de finir le tome 3 de Constellations avec Popcube, qui sortira en fin d’année, mais je ne peux pas trop en dire plus car il se pourrait bien que ce soit vraiment quelque chose de plus qu’un tome 3. j’ai commencé à gribouiller plusieurs histoires que je publierai ici même tout au long de cette année ; des gens s’intéressent à mes dessins, je ne comprends pas vraiment encore la portée de ce que je fais, je le fais, c’est tout, on verra bien. j’ai mis à jour mon site, il en avait besoin, je vais essayer d’être un peu plus assidu cette année, notamment parce que je considère cet espace comme un moyen d’exister en tant que dessinateur, loin de toute contingence extérieure. c’est un peu autiste, je suppose, mais si ça plait à trois personnes, ça suffira pour me pousser à travailler.

je ne peux pas dire que 2012 commence fort, ou bien si, peut-être trop fort, si fort, moi j’ai les oreilles sensibles, c’est pour ça que je porte un bonnet. je suis pas à plaindre, d’ailleurs je me plains pas. c’est juste qu’émotionnellement, je me rends compte à quel point j’ai besoin de ma pratique quotidienne pour ne pas trouver la vie insipide quand elle n’est pas accompagnée. cette connexion schizoïde avec mon travail m’a empêché de vouloir émerger du cocon paresseux dans lequel je me suis drapé, par pose, peut-être, terreur du jugement, sûrement. il n’empêche : là, encore une fois dans une transition qui menace de devenir ma vie, je comprends qu’il n’y a pas d’autres alternatives pour moi, malgré tout ce que j’ai voulu d’autre, dans cet ailleurs un peu flou que je qualifiais de normalité. après une semaine quasi muette à regarder le monde tourner, me prendre tous ces coups pour rien, je tends la main vers ces machins qui sortent de moi ; ce qu’ils me montrent est une lente et subtile chute, une trajectoire. le but est de ne pas toucher terre. apprendre à voler, c’est rater le sol.

voilà.

Posted: janvier 27th, 2012
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